Le Territoire de Lubudi au Bord de la Fracture Sociale : A Mukata 2, le Bras de Fer Entre la Société DCM et Les Cultivateurs Interpelle Jusqu’au Sommet de l’État

Le Silence de la Gouverneure FIFI MASUKA et du Président de l’Assemblée Provinciale Jean Marie KASEYA Inquiète la population de ce Coin le plus Pauvre de la Province Cobaltifere

Le village Mukata 2, dans le territoire de Lubudi, au Lualaba, est devenu l’ épicentre d’une crise foncière aux lourdes conséquences sociales. Selon les informations rapportées par les personnes concernées, plus de 371 cultivateurs ainsi que cinq confessions religieuses affirment avoir été privés de leurs champs et de leurs fermes à la suite d’une confiscation opérée par la DILTON CORPORATION MINING( DCM), sans indemnisation préalable. Cette situation a plongé des centaines de familles dans une profonde précarité, les privant de leur principale source de revenus et compromettant l’équilibre économique d’une communauté déjà confrontée à de nombreuses difficultés.

Dans ce contexte, l’absence de règlement durable nourrit un sentiment d’abandon , tandis que la gouverneure Fifi MASUKA et le Président de l’Assemblée Provinciale, Jean-Marie KASEYA, sont vivement interpellés par les populations, qui estiment qu’ aucune initiatives n’ est entreprise jusque-là pour arrêter DCM dans son entreprise de conquête des terres du Village Mukata 2.

La tension s’est davantage accentuée avec les accusations selon lesquelles la société DCM refuse tout dialogue avec les victimes et fait procéder à l’arrestation de toute personne tentant d’accéder aux terres litigieuses. Les cultivateurs concernés affirment avoir saisi les autorités compétentes à plusieurs reprises afin d’obtenir une indemnisation qu’ils évaluent à 3 100 dollars américains par dossier, sans résultat à ce jour.

Face à l’impasse, ils en appellent désormais au Président de la République, Félix TSHISEKEDI, qu’ils considèrent comme leur ultime recours pour favoriser une médiation impartiale, faire toute la lumière sur ce différend foncier et garantir le respect des droits des communautés affectées. Cette affaire remet une nouvelle fois en lumière les défis liés à la coexistence entre exploitation minière et protection des droits des populations autochtones dans une province pourtant parmi les plus riches du Pays.

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