
En politique comme en diplomatie, certains gestes valent davantage que de longs discours. En transférant, le vendredi 7 août 2026, un premier contingent de quinze détenus affiliés à l’AFC/M23 sous le contrôle du Rwanda, Kinshasa vient de poser un acte de portée politique majeure, en dépit de la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Pour l’Honorable Patrick KATENGO, Président du Forum National de la Jeunesse, cette initiative constitue un geste de confiance destiné à favoriser la désescalade et à éprouver la viabilité du processus de Doha. Acheminés de Kinshasa à Beni, puis jusqu’au territoire de Rutshuru, les quinze détenus ont été remis aux représentants de l’AFC/M23 dans le cadre du mécanisme de Paix. Le caractère progressif de cette première libération traduit la volonté de Kinshasa de respecter ses engagements.
Pour l’ Honorable Patrick KATENGO, toutefois, le geste de Kinshasa ne saurait demeurer sans réciprocité. Il exige désormais de Kigali et de l’ AFC/M23 à se substituer aux déclarations de principe des actes vérifiables : cessation effective de violation du cessez le feu, respect des engagements souscrits, libération des détenus et, surtout, retrait effectif des forces rwandaises du territoire Congolais. Le processus de Doha ne peut devenir le théâtre de concessions unilatérales ni un simple rituel diplomatique. Il doit déboucher sur des avancées concrètes, équilibrées et mesurables, notamment concernant les militaires et combattants congolais détenus par l’AFC/M23 sous contrôle du Rwanda. Le message du Président du FNJ Patrick KATENGO est, à cet égard, dépourvu d’ambiguïté : Kinshasa vient d’accomplir un geste de confiance ; il appartient désormais à Kigali et à l’AFC/M23 d’en démontrer la réciprocité. La paix ne saurait être proclamée ; elle doit être attestée par des actes.


















