
Le Président du Forum National de la Jeunesse, Patrick KATENGO, inscrit résolument sa démarche dans la logique du discours du Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI adressé ce Jeudi 27 août à la Nation, consacré au dialogue national et aux perspectives de sortie de la crise sécuritaire qui éprouve la République Démocratique du Congo. Pour lui, la portée de cette initiative ne saurait être réduite à une simple séquence politique : elle engage une réflexion de fond sur les conditions d’une Paix durable, d’une réconciliation nationale responsable et d’une restauration pleine et entière de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Patrick KATENGO appelle ainsi la Jeunesse Congolaise à s’approprier les grands axes dégagés par le Chef de l’État, afin d’en faire un véritable levier de cohésion nationale et de résistance politique face à l’agression Rwandaise et aux forces qui lui sont associées. Dans son entendement, le dialogue doit permettre au Pays de sortir du cycle des affrontements et des fractures sans jamais confondre réconciliation et impunité. La cohabitation sociale qu’il préconise ne signifie donc ni effacement des responsabilités ni réhabilitation automatique de ceux qui ont choisi la violence comme instrument politique. Elle doit reposer sur un principe cardinal : ouvrir un espace au débat et au retour à la normalité pour ceux qui renoncent effectivement à la lutte armée, tout en maintenant les exigences de justice à l’égard des auteurs présumés de crimes graves de guerre.
Cette lecture rejoint précisément les balises posées par le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI, qui ouvre la voie à la participation de ceux qui seraient disposés à déposer réellement les armes et à s’inscrire dans une démarche de retour à la vie normale. Cette ouverture Présidentielle demeure néanmoins encadrée par des conditions qui donnent au dialogue sa portée et ses limites : le désarmement devra être établi de manière vérifiable et le Rwanda devra être reconnu ouvertement comme agresseur de la République Démocratique du Congo. Pour Patrick KATENGO, ces préalables constituent moins des obstacles au dialogue que les fondations d’une Paix crédible, parce qu’ils empêchent que la recherche de la réconciliation ne se transforme en négation de la réalité de la guerre ou en mécanisme d’effacement des responsabilités. Le Chef de l’État a également évoqué la possibilité de garantir la sécurité des personnalités politiques vivant en exil qui souhaiteraient regagner le Pays et reprendre une existence normale. C’est dans cette articulation entre ouverture politique, vérité, souveraineté et justice que KATENGO invite la Jeunesse à reconnaître les grands axes du dialogue national. Il lui appartient désormais, estime-t-il, de ne pas demeurer spectatrice d’un processus historique, mais d’en devenir l’une des forces motrices : porter l’exigence de paix, défendre l’unité nationale, comprendre les enjeux de la souveraineté, refuser l’instrumentalisation de la jeunesse par les aventures armées et contribuer à faire du dialogue un véritable projet de refondation de la République. À travers cet appel, le Président du Forum National de la Jeunesse entend faire de la génération montante non seulement la bénéficiaire de la Paix recherchée, mais également l’un de ses principaux architectes.
