
À Goma, « Chien Méchant » est désormais au cœur d’une dénonciation d’une extrême gravité portée par l’Honorable Patrick KATENGO. Le Président du Forum National de la Jeunesse accuse les forces rwandaises et leurs supplétifs de l’AFC-M23 d’avoir transformé ce lieu de détention en un espace de terreur, où la torture, les traitements inhumains et les exécutions frappent les Congolais soupçonnés de résister à l’occupation. Le décès, samedi 5 septembre, d’un enseignant présenté par sa famille et la société civile comme ayant succombé aux tortures subies dans ce lieu infernal donne à cette accusation une dimension tragique et urgente. Pour Patrick KATENGO, cette mort ne peut être noyée dans le flot des violences qui ensanglantent l’Est de la RDC. Elle impose une enquête internationale indépendante, rigoureuse et transparente, destinée à établir les faits, à identifier les auteurs des sévices, à déterminer les responsabilités dans la chaîne de commandement et à traduire devant la justice tous ceux dont la culpabilité serait établie. Le respect de la dignité humaine ne saurait être suspendu aux portes d’une prison, pas plus que le droit international ne peut devenir une abstraction face à la souffrance des victimes.
L’Honorable Patrick KATENGO exige également que la responsabilité politique soit examinée sans complaisance. Il demande que Corneille NANGAA soit poursuivi pour crimes contre l’humanité si une enquête judiciaire démontre son implication et réunit les éléments constitutifs de ces crimes. Son appel est celui d’une mobilisation nationale et internationale contre l’impunité : la République Démocratique du Congo, affirme-t-il, ne peut accepter que ses citoyens soient torturés, persécutés ou tués dans des territoires placés sous contrôle armé du Rwanda sans qu’une réponse judiciaire soit apportée. En qualifiant la tragédie dénoncée de « holocauste des Gomacratiens », le Président du Forum National de la Jeunesse entend alerter les consciences et rappeler que derrière chaque victime se trouve une vie, une famille et une dignité brisée. Il appelle Kinshasa, les Nations unies, les organisations internationales de défense des droits humains et les juridictions compétentes à agir avec célérité. Car lorsque la torture est dénoncée, lorsque des morts sont signalées et lorsque des populations vivent sous la menace des armes, le silence n’est plus une neutralité : il devient le risque d’une banalisation de l’horreur. La vérité doit être établie, les victimes doivent être entendues et, lorsque les responsabilités seront juridiquement démontrées, les auteurs devront répondre de leurs actes.
