
Près de 13 000 personnes affectées en moins de trois semaines : le chiffre donne la mesure d’une urgence humanitaire qui, au Congo- Kinshasa, ne se laisse pas enfermer dans les statistiques. Du Tanganyika au Maniema, jusqu’au Haut-Uélé, des milliers de familles ont été contraintes de quitter leur environnement ou ont vu leurs conditions de vie brutalement bouleversées par des catastrophes. Entre le 10 et le 26 août, 2 694 personnes ont ainsi quitté leurs zones d’origine dans le Tanganyika, tandis que des incendies ont affecté quelque 1 194 personnes au Maniema. Dans le Haut-Uélé, près de 9 000 personnes ont à leur tour fui les chefferies de Malamba et Betongwe. Femmes et enfants figurent parmi les premières victimes de ces déplacements, rappelant que derrière chaque bilan se trouvent des existences interrompues, des foyers fragilisés et des destins suspendus. C’est dans ce contexte que l’Honorable Patrick KATENGO salue la mobilisation du gouvernement sous l’impulsion du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. À ses yeux, la décision de porter assistance aux populations touchées traduit une conception de l’action publique qui ne saurait se limiter à administrer les crises : elle doit aussi protéger ceux que les circonstances ont rendus les plus vulnérables. Présentée au Conseil des ministres du 28 août, cette réponse entend notamment renforcer la mobilisation des ressources et mieux coordonner l’assistance aux déplacés, aux sinistrés et aux autres catégories exposées.
Le lancement, le 27 août, de la Campagne de Solidarité Nationale ouvre précisément ce débat. En appelant institutions publiques, secteur privé, partenaires, organisations de la société civile et citoyens à unir leurs efforts, l’initiative entend faire de la réponse humanitaire une responsabilité qui dépasse les seuls pouvoirs publics. Patrick KATENGO en salue le principe, tout en plaçant implicitement la barre plus haut : la solidarité ne peut être seulement une réaction à l’urgence ; elle doit contribuer à reconstruire des vies. Secourir est indispensable. Réinstaller, soigner, scolariser, reconstruire et redonner des moyens d’existence le sont tout autant. C’est à cette condition que l’aide cesse d’être un simple geste de circonstance pour devenir une véritable politique de dignité. Dans une RDC confrontée à la multiplication et à la superposition des crises, la portée de cette mobilisation se mesurera donc moins à l’ampleur des annonces qu’à sa capacité à atteindre durablement ceux qui se trouvent au bout de la chaîne : les familles déplacées, les sinistrés, les enfants privés de stabilité et les communautés qui tentent, souvent dans le silence, de reprendre pied. Pour le Président du Forum National de la Jeunesse Patrick KATENGO, c’est là que se joue le sens véritable de la solidarité nationale : faire de la protection des plus fragiles non pas une exception, mais une exigence permanente de la République.
