
Dans une tribune d’une exceptionnelle gravité politique, Patrick KATENGO place Joseph KABILA devant ce qu’il considère comme une contradiction fondamentale entre les responsabilités inhérentes à ses dix-huit années à la tête de la République Démocratique du Congo et les accusations de collusion avec des dynamiques rebelles soutenues par le Rwanda. De la magistrature suprême aux controverses entourant le Front pour la Refondation de la Nation (FRN), cette trajectoire soulève, selon lui, une question essentielle de loyauté envers la Patrie : comment un ancien Président, qui a exercé la plus haute fonction de l’État, peut-il se retrouver au centre d’accusations aussi lourdes touchant à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale ? Pour Patrick KATENGO, la trahison de la confiance nationale constitue le cœur de cette interpellation politique : nul ne peut invoquer son ancien statut présidentiel pour se soustraire à l’exigence de rendre compte de ses actes et de ses engagements. La dignité de la fonction présidentielle commande une fidélité sans équivoque à la République, particulièrement lorsque les populations de l’Est subissent les conséquences meurtrières des conflits et des ingérences extérieures. Dans cette lecture politique, le contraste entre les obligations d’hier et les soupçons d’aujourd’hui devient le symbole d’une rupture avec les devoirs fondamentaux de tout dirigeant envers la Nation.
À la Jeunesse Congolaise, particulièrement celle de l’Est, Patrick KATENGO adresse un avertissement sans ambiguïté : Joseph KABILA ne doit pas être érigé en modèle car ses choix et ses alliances compromettent les intérêts supérieurs de la République. Le patriotisme ne se mesure ni aux années passées au pouvoir ni au prestige d’un ancien titre, mais à la fidélité à l’indépendance Nationale, à la Protection des populations et au refus de toute entreprise susceptible de consacrer la domination étrangère. De la présidence à la controverse rebelle, l’enjeu dépasse désormais toute intelligence normale.
Patrick KATENGO appelle ainsi les Jeunes Congolais à opposer leur conscience patriotique à toute instrumentalisation politique et à rejeter les stratégies qui placent les ambitions individuelles au-dessus de la Souveraineté Nationale. La RDC n’est la propriété d’aucun ancien Président, d’aucun mouvement armé et d’aucune puissance étrangère. Sa dignité appartient à son Peuple.
C’est à cette exigence de vérité et de responsabilité que se mesure, en définitive, la fidélité à la Nation.
