
Le notable du Lualaba, Jean-Claude TSHIWEWE, exprime sa profonde déception à la suite du discours prononcé par l’ancien Président Joseph KABILA, le vendredi 9 octobre 2026, qu’il juge en décalage avec les urgences nationales. Tout en reconnaissant son statut d’ancien Chef de l’État, il conteste la portée de ses leçons politiques et l’invite à confronter ses déclarations au bilan de ses dix-huit années au pouvoir. Pour TSHIWEWE, dénoncer aujourd’hui le péril qui menacerait la République sans revenir sur les controverses et les responsabilités associées à cette période relève d’une lecture sélective de l’histoire. Il évoque notamment les interrogations liées à la gouvernance de l’époque, les accusations de détournements formulées par certains acteurs ainsi que les débats persistants sur les accords de brassage et de mixage ayant intégré beaucoup d’ étrangers dans les forces armées. Pour Jc TSHIWEWE, les critiques formulées contre le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI doivent être appréciées à l’aune des faits et des réalités nationales, plutôt qu’à travers des comparaisons polémiques. Le notable estime ainsi que les Congolais doivent se garder d’une nostalgie politique qui embellirait le passé et occulterait ses contradictions, au risque de détourner le débat public des défis fondamentaux du Pays agressé par le Rwanda.
Jean-Claude TSHIWEWE exhorte particulièrement les Lwalabais à ne pas se laisser guider par les émotions nostalgiques suscitées par Joseph KABILA, mais à rester pleinement attentifs à la guerre d’agression Rwandaise et aux activités de ses supplétifs de l’AFC-M23 dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Il considère que la priorité absolue demeure la défense de la souveraineté nationale, la préservation de l’intégrité territoriale et la mobilisation de toutes les forces patriotiques face à cette menace existentielle. Le notable va jusqu’à présenter l’ancien Président comme un agent de KIGALI.
Pour TSHIWEWE, les débats politiques ne doivent ni banaliser l’agression extérieure ni reléguer au second plan les souffrances des populations affectées par le conflit. Son message aux Lwalabais est sans équivoque : résister aux sirènes de la nostalgie, examiner les discours politiques avec lucidité et placer l’intérêt supérieur de la République au-dessus des calculs partisans. Face à l’agression, la priorité reste le Congo, sa souveraineté et son intégrité territoriale.
