
L’Honorable Patrick KATENGO, Président du Forum national de la jeunesse (FNJ), livre une critique sévère du discours de Joseph KABILA et appelle la Jeunesse Congolaise à dépasser le fanatisme politique pour regarder en face les controverses entourant l’ancien Président. Au cœur de cette interpellation figurent les sanctions annoncées le 30 avril 2026 par les autorités américaines, qui accusent KABILA d’avoir soutenu l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et encouragé des militaires Congolais à rejoindre ses rangs, dans le contexte du conflit impliquant l’AFC et le M23 soutenu par le Rwanda. Pour Patrick KATENGO, ces accusations soulèvent une question fondamentale : comment prétendre défendre la République tout en étant mis en cause par une puissance étrangère pour des actes d’aggraver la crise sécuritaire ? C’est dans cette contradiction qu’il situe la figure du « pompier-pyromane », celui qui dénonce l’incendie alors que son rôle dans sa propagation appelle des explications. Dans un Pays meurtri par les combats, les déplacements forcés et les pertes humaines, cette controverse ne peut être reléguée au second plan. Le Président du FNJ estime que la gravité des accusations exige des réponses claires et un examen rigoureux du rôle de Joseph KABILA dans cette guerre d’agression Rwandaise.
S’adressant directement à la Jeunesse Congolaise, Patrick KATENGO met en garde contre les pièges de Joseph KABILA et les emballements qui transforment les souvenirs politiques en jugements sans examen critique. Les offensives ayant frappé Goma, Bukavu et d’autres territoires de l’Est illustrent le prix humain dévastateur d’une crise qui met à l’épreuve la souveraineté nationale. Dans ces circonstances, il appelle les Jeunes à étudier le parcours de Joseph KABILA, à confronter ses déclarations aux faits de complexité documentés par la communauté internationale et à mesurer la portée des accusations formulées contre lui. La fidélité à une personnalité politique ne saurait, selon cette approche, prendre le pas sur la défense de la République. La question de la responsabilité politique doit rester entière, particulièrement lorsque des accusations touchent au soutien de mouvements armés et de l’armée Rwandaise. Pour Patrick KATENGO, le patriotisme ne consiste pas à applaudir un ancien dirigeant par nostalgie, mais à défendre le Congo avec lucidité, exigence et sens des responsabilités. Son message à la Jeunesse est sans équivoque : ne laissez ni les émotions ni les fidélités personnelles obscurcir votre jugement ; examinez les faits, exigez des comptes et placez l’intégrité territoriale ainsi que la sécurité des Congolais au-dessus de tout soutien politique.
