
L’Honorable Patrick KATENGO, Président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), hausse le ton face aux stratégies de déstabilisation de la RDC par Rwanda et à ses relais politiques , parmi lesquels Joseph KABILA, Corneille NANGAA et les acteurs associés à la rébellion de l’AFC-M23. Son message à la Jeunesse Congolaise, particulièrement swahiliphone, est sans ambiguïté : aucune appartenance linguistique ne doit servir de cheval de Troie à des intérêts étrangers contraires à la souveraineté nationale. Après près de trois décennies de violences, de déplacements forcés, de deuils et de destructions dans l’Est du Pays, notamment à Goma , Bukavu,Beni, Rutshuru, Masisi et en Ituri, Patrick KATENGO appelle les Jeunes à tirer les leçons de l’histoire et à refuser toute instrumentalisation identitaire. Le fait de parler swahili ne saurait transformer des acteurs poursuivant des objectifs politiques ou militaires au détriment du Congo en défenseurs des populations Congolaises. Le Rwanda et les acteurs qui contribuent à la déstabilisation du territoire Congolais doivent être confrontés à une vérité fondamentale : le Congo appartient aux Congolais, et aucune manœuvre politique, aucune alliance de circonstance ni aucune proximité linguistique ne saurait légitimer la remise en cause de son intégrité territoriale. Pour le Président du FNJ, l’heure n’est donc ni à la naïveté politique ni aux divisions communautaires, mais à une prise de conscience patriotique ferme, lucide et résolue.
Patrick KATENGO affirme, en outre, que l’objectif fondamental des Congolais doit rester la défense de leur patrie contre toute entreprise d’agression, de fragmentation ou d’assujettissement à des intérêts extérieurs. Il met en garde contre les tentatives visant à dresser les Swahiliphones contre les autres communautés linguistiques, estimant que cette fracture profiterait avant tout aux ennemis de l’unité nationale notamment le Rwanda. Qu’ils soient Swahiliphones, Lingalaphones, Lubas ou Kongos, les Congolais partagent une même nationalité, une même souveraineté et une responsabilité historique commune : préserver leur Pays. Dans cette bataille pour l’unité nationale, Joseph KABILA, Corneille NANGAA et les autres acteurs politiques concernés doivent être jugés à l’aune de leurs actes, de leurs positions et de leurs responsabilités, et non sur la base de leur identité linguistique ou communautaire. Félix-Antoine TSHISEKEDI est le Président de tous les Congolais, de l’Est à l’Ouest, et la défense de la République ne saurait être confisquée par un camp politique ni subordonnée aux ambitions de KIGALI. La Jeunesse Congolaise doit ainsi demeurer mobilisée, consciente des enjeux sécuritaires et déterminée à défendre l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Le message de Patrick KATENGO est catégorique : aucune communauté ne doit devenir l’instrument d’une stratégie étrangère, aucun Congolais ne doit être sacrifié sur l’autel des ambitions géopolitiques, et aucune portion du territoire national ne peut être abandonnée à la violence ou à la prédation. Face au Rwanda et à tous ceux qui participent à la déstabilisation du Congo, l’unité nationale doit constituer un rempart infranchissable. Le Swahili est une langue Congolaise ; le Congo, lui, est notre patrie commune. Et sa souveraineté ne se négocie pas a t-il martelé.
