
L’Honorable Patrick KATENGO, Président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), livre une charge politique sans concession contre le discours de Joseph KABILA, qu’il accuse de détourner l’attention de l’essentiel : l’agression Rwandaise et les violences de ses supplétifs AFC-M23 dans les territoires Congolais sous occupation. Pour le Président du FNJ, le discours de l’ancien Chef de l’État passe à côté de l’urgence nationale en ne condamnant pas explicitement, selon son analyse, les violences commises contre les populations Congolaises ni le rôle de Kigali dans cette tragédie. Une telle omission, estime-t-il, pose un problème de responsabilité politique à l’heure où des milliers de Congolais vivent dans la peur, l’incertitude et le déracinement. Dans un contexte aussi grave, la parole publique ne peut se réduire à une bataille de positionnement ou à une tentative de redéfinition des rapports de force. Elle doit d’abord dire clairement où se situent les responsabilités et réaffirmer le caractère non négociable de la souveraineté nationale. Pour Patrick KATENGO, déplacer le débat sans condamner l’agression revient à laisser dans l’ombre la souffrance de ceux qui en paient le prix.
Le Président du FNJ conteste également à Joseph KABILA toute légitimité morale à donner des leçons à la République, l’accusant d’entretenir une connivence avec le Rwanda.
Son interpellation n’en pose pas moins une exigence fondamentale : aucun dirigeant, ancien ou actuel, ne peut prétendre contribuer au débat national en faisant abstraction du sort des populations victimes de la guerre d’ agression et de la défense du territoire Congolais. Aux yeux de Patrick KATENGO, le patriotisme ne se proclame pas au gré des circonstances ; il se démontre par la cohérence des prises de position face aux menaces qui pèsent sur la nation. L’heure commande donc, selon lui, de sortir des ambiguïtés, de condamner sans détour les violences et de placer la souveraineté de la RDC au-dessus des ambitions individuelles. Car aucun débat politique ne saurait être crédible s’il esquive la tragédie nationale, et aucune ambition ne peut légitimement prévaloir sur le droit du peuple Congolais à vivre en paix sur son propre territoire.
