
Dimanche 13 septembre, à Lubumbashi, les bancs de la Communauté Évangélique Agneau Immolé sont déjà occupés lorsque commence le culte. Au 40, avenue Mukena, coin Ouagadougou, dans le quartier Craa, les fidèles se retrouvent autour d’un rendez-vous devenu, au fil des mois, un temps d’écoute, de méditation et d’enseignement. Pour cette nouvelle étape de l’année 2026, placée par la CEVAIM sous le signe de la « Consolation et de la Différence », l’Apôtre Ezéchiel MBWESSE, visionnaire de la communauté, ouvre une nouvelle séquence de son enseignement. Le sous-thème de septembre — « Le Dieu qui établit la différence entre les justes et les méchants » — puise sa substance dans Malachie 3:16-18. Sous la modération du frère Jean-Luc, le prédicateur revient sur les fondements bibliques de cette distinction, en plaçant la crainte de l’Éternel au centre de sa démonstration. La parole selon laquelle ceux qui craignent Dieu se parlent les uns aux autres, tandis que l’Éternel les écoute et fait inscrire leur souvenir dans un livre, devient le fil conducteur d’une méditation qui cherche à rapprocher le texte ancien des inquiétudes du monde contemporain. Dans une époque marquée par les incertitudes et les turbulences, l’Apôtre Ezéchiel MBWESSE invite ainsi son auditoire à considérer la fidélité à Dieu comme une conviction appelée à résister aux circonstances. L’évocation des Israélites demeurés attachés à l’Éternel durant leur captivité en Égypte vient renforcer cette idée : la foi, dans cette lecture, ne se mesure pas seulement dans les jours heureux, mais surtout lorsque l’épreuve met les convictions à l’épreuve. Au cœur de cette rencontre spirituelle, la célébration de l’union matrimoniale du frère Jacinthe et de la sœur Carmel apporte une note de joie et de communion, donnant au culte une dimension à la fois doctrinale, familiale et communautaire.
Une semaine plus tôt, le dimanche 6 septembre, la même communauté avait déjà ouvert une autre porte de cette année spirituelle en confiant une place centrale à sa jeunesse féminine. Les sœurs Croyance et Elonne avaient été invitées à prendre la parole devant l’assemblée, tandis que la sœur Odette assurait la modération. Leur réflexion portait alors sur « la bonté qui apporte la consolation », à partir notamment du récit de Tabitha, appelée également Dorcas, dans les Actes des Apôtres. À travers cette figure biblique connue pour ses bonnes œuvres et son attention portée aux autres, l’enseignement avait mis en avant la puissance d’une bonté capable de devenir, pour ceux qui souffrent, une forme concrète de consolation. D’un dimanche à l’autre, le fil conducteur se précise donc : amour, joie, paix, évangélisation et espérance constituent les différents axes par lesquels la CEVAIM entend donner chair à sa vision pour 2026. Sous l’impulsion de son visionnaire, l’Apôtre Ezéchiel MBWESSE, la communauté avance ainsi dans une progression où chaque thème prépare le suivant, comme les étapes successives d’un même enseignement. Alors que septembre entre dans sa dernière quinzaine, les deux derniers dimanches du mois s’annoncent comme de nouvelles étapes de cette réflexion autour de la « Consolation et de la Différence ». Pour les fidèles, l’enjeu n’est plus seulement de comprendre une parole biblique, mais de l’inscrire dans leur quotidien : reconnaître, au milieu des épreuves, les exigences de la foi, de la bonté et de la crainte de Dieu, et chercher à traduire ces convictions en actes.
