
Au lendemain de la marche de l’opposition organisée le 15 septembre à Kinshasa, Bobo BOBWA, interfédéral de l’ACIR Grand Katanga, livre une lecture résolument politique de la séquence. Selon lui, la faible mobilisation observée autour de cette initiative constitue un revers pour ses organisateurs et révèle surtout, à ses yeux, la maturité croissante d’une opinion congolaise qui ne se reconnaîtrait plus dans une politique fondée exclusivement sur les manifestations de rue. Le responsable de l’ alliance des Congolais pour l’Intégrité de la République dans l’ espace Grand Katanga estime que le comportement des Congolais traduit une volonté de privilégier le débat national, les mécanismes institutionnels et la recherche de solutions aux grandes questions qui se posent à la République. Il invite dès lors les formations de l’opposition à tirer les enseignements de l’ échec de cette journée, en considérant que l’adhésion populaire ne saurait être présumée ni décrétée. Dans son analyse, le 15 septembre marque ainsi moins une démonstration de force qu’un moment de vérité politique, au cours duquel la mobilisation attendue par les organisateurs n’aurait pas rencontré l’écho escompté.
Cette lecture conduit Bobo BOBWA à réaffirmer son soutien au Changement constitutionnel défendu par le camp présidentiel ainsi qu’au Dialogue National initié par le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI. Il soutient que ces deux processus doivent désormais constituer les principaux cadres de discussion sur l’avenir institutionnel et politique du Pays, affirmant que « le train du changement ne fera jamais marche arrière ». Pour l’interfédéral de l’ACIR Grand Katanga, le dialogue ne devrait pas être perçu comme un renoncement aux convictions politiques de chacun, mais comme un espace où majorité et opposition peuvent confronter leurs propositions devant la Nation. Il appelle ainsi les opposants à investir cette séquence politique plutôt qu’à miser prioritairement sur la rue, convaincu que les Congolais aspirent à participer aux décisions qui engagent leur avenir dans un cadre national structuré. La faiblesse de la mobilisation du 15 septembre est donc présentée par Bobo BOBWA comme un message politique qu’il appartient désormais à l’opposition d’entendre, tandis que le débat sur les réformes institutionnelles et le Dialogue national demeure appelé à se poursuivre dans les prochains jours.
