
Au lendemain de la marche de la Coalition Article 64 à Kinshasa, Patrick KATENGO, Président du Forum National de la Jeunesse, dresse le constat d’une mobilisation qu’il considère comme un échec cuisant, tant la participation observée est demeurée en deçà des ambitions affichées par ses initiateurs. Pour le Président du FNJ, cette faible mobilisation constitue un message politique de Congolais que l’opposition devrait avoir le courage d’entendre au lieu de chercher des responsables ailleurs. C’est précisément dans ce contexte qu’il critique avec vigueur les déclarations de Martin FAYULU, qui a affirmé à la presse que le Président Félix TSHISEKEDI lui aurait tendu un « guet-apens » et annoncé des poursuites contre le Chef de l’État, le Gouvernement et l’Hôtel de ville de Kinshasa. Patrick KATENGO considère ces accusations comme un récit politique qu’il qualifie de mensonger et d’infondé, estimant qu’elles ne sauraient transformer artificiellement une mobilisation à faible participation en démonstration populaire. Il appelle Martin FAYULU à davantage de responsabilité dans l’usage de la parole publique, en particulier lorsqu’il s’agit d’imputer directement au Président de la République des accusations mensongères.
Pour l’ Honorable Patrick KATENGO, le comportement de la Jeunesse face à cette mobilisation constitue également un enseignement majeur : il félicite les Jeunes qui n’ont pas répondu à cet appel, qu’il présente comme la manifestation d’une volonté de ne pas se laisser instrumentaliser dans une bataille politique sans issue. Dans son analyse, la Nation Congolaise doit aujourd’hui rester concentrée sur les préoccupations essentielles liées à la guerre et à la défense de l’intégrité territoriale, plutôt que de s’enfermer dans une succession d’accusations et de contre-accusations partisanes. Le Président du FNJ invite ainsi Martin FAYULU à privilégier la responsabilité citoyenne, la confrontation des idées et les voies institutionnelles, plutôt que ce qu’il décrit comme une stratégie consistant à attribuer au pouvoir chaque difficulté rencontrée par l’opposition. Pour KATENGO, l’échec de la mobilisation ne peut être effacé par un récit politique : il appartient désormais aux acteurs de l’opposition d’en tirer les enseignements et de répondre aux attentes de la population par des propositions et un débat démocratique, alors que les priorités nationales demeurent dominées par la situation sécuritaire du Pays.
