
À quelques jours de la marche annoncée à Kinshasa, le Président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick KATENGO, oppose un appel ferme au mot d’ordre lancé par Jean-Marc KABUND et exhorte la Jeunesse Congolaise à ne pas lui emboîter le pas. Pour lui, la gravité du moment impose de dépasser les réflexes de confrontation politique et de replacer l’essentiel au centre du débat national : la guerre dans l’Est, la souveraineté de l’État et l’intégrité territoriale de la République. « L’heure est à la concentration de la situation de l’Est du Pays », martèle-t-il, refusant que la Jeunesse soit transformée en force de rue au service de stratégies politiques. Dans cette lecture, le rendez-vous du 15 septembre ne saurait détourner l’attention d’une crise sécuritaire qui exige, au contraire, responsabilité, cohésion et mobilisation des consciences Nationales.
L’interpellation de Patrick KATENGO dépasse ainsi la seule controverse autour d’une marche : elle pose la question du rôle que doit jouer une Jeunesse Congolaise confrontée à une période de fortes tensions sécuritaires et politiques. Le président du FNJ appelle les Jeunes à ne pas suivre le mot d’ordre de KABUND, à récuser toute instrumentalisation et à consacrer leur énergie à la défense de la République, plutôt qu’à des actions de rue susceptibles d’aggraver les fractures internes. À ses yeux, soutenir la stabilité des institutions ne signifie pas renoncer au débat Démocratique, mais refuser que la contestation devienne un facteur supplémentaire de fragilisation Nationale. Alors que l’Est du Pays demeure au cœur des préoccupations, son message se veut donc une mise en garde : pour la Jeunesse, l’urgence ne serait plus de descendre dans la rue contre les institutions, mais de se tenir aux côtés de la nation lorsque son territoire et sa cohésion sont mis à rude épreuve.
