
Le Président du Forum National de la Jeunesse, Patrick KATENGO, hausse le ton face aux déclarations de l’ancien Premier Ministre Augustin MATATA , qui réclame la participation de Joseph KABILA, de l’AFC/M23 et de la plateforme « Sauvons la RDC » au dialogue national. Pour le Président du FNJ, une telle posture relève d’une profonde contradiction : avant de prétendre définir les contours d’un processus national, MATATA PONYO devrait, selon lui, assumer son propre bilan politique et économique. Patrick KATENGO lui oppose notamment le dossier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, qu’il présente comme l’un des symboles des échecs de la gestion publique sous son passage à la Primature. « MATATA PONYO doit avoir honte de donner des leçons de gouvernance à la République », martèle-t-il, estimant que celui qui aspire à parler au nom du Peuple doit d’abord être disposé à répondre devant la justice des accusations dont il fait l’objet. KATENGO rejette également les propos de l’ancien Premier Ministre sur une prétendue inexistence de la justice Congolaise, les considérant comme une manière de délégitimer les institutions lorsqu’une décision leur est défavorable.
Sur le fond, l’Honorable Patrick KATENGO estime surtout que le débat sur le dialogue national ne peut devenir un refuge politique permettant d’effacer les responsabilités individuelles. Il rappelle que la Jeunesse Congolaise, dit-il, observe avec attention les efforts engagés sous le Président Félix TSHISEKEDI, notamment à travers la formation des Jeunes à Kaniama-Kasese, et oppose ces initiatives au lourd passif qu’il attribue à la gestion de Bukanga-Lonzo. À ses yeux, réclamer l’inclusion de l’ancien Président Joseph KABILA ou de l’AFC/M23 ne saurait suffire à conférer une légitimité nationale à une démarche politique : le dialogue doit demeurer centré sur l’intérêt supérieur de la République, la Paix et la défense de l’intégrité territoriale. Patrick KATENGO juge ainsi « irresponsable et historiquement dangereux » tout discours qui tendrait à présenter les supplétifs de l’ agression Rwandaise comme de simples acteurs politiques ordinaires, sans considération pour les souffrances infligées aux populations de l’ Est de la République. Il invite enfin Augustin MATATA PONYO à ne pas confondre contestation politique et effacement de son passé : « L’histoire finit toujours par rattraper ceux qui pensent pouvoir échapper éternellement à leurs responsabilités », affirme le Président du Forum National de la Jeunesse.
