
Patrick KATENGO, Président du Forum National de la Jeunesse, entend inscrire sa lecture du futur Dialogue national dans le sillage direct de la ligne fixée par le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Pour lui, l’enjeu dépasse largement l’organisation d’une nouvelle concertation politique : il s’agit de préserver la nature souveraine d’un processus qui doit appartenir aux Congolais et aux Congolais seuls. Dans cette perspective, ceux qui se placent au service d’une puissance étrangère comme Joseph KABILA, Corneille NANGAA et autres ne pourront jamais, selon lui, prétendre au statut de composantes politiques d’un Dialogue appelé à engager l’avenir de la République. Le Président du FNJ Patrick KATENGO reprend ainsi à son compte la logique présidentielle selon laquelle le Dialogue ne peut devenir ni une négociation avec « l’agresseur ou ses supplétifs », ni un détour permettant de remettre en cause le choix exprimé par les urnes ou de suspendre les institutions constitutionnelles. Dans son plaidoyer, le Président du Forum National de la Jeunesse invite particulièrement les Jeunes de l’Est à ne pas céder au découragement face à l’agression Rwandaise et à l’action de ses supplétifs de l’AFC-M23. « Nous devons rester debout pour que ce dialogue soit pour les Congolais », insiste-t-il, dans une formule qui traduit une conviction politique : la recherche de la Paix ne saurait être dissociée de la défense de la souveraineté nationale. Pour cette Jeunesse confrontée depuis des années aux conséquences humaines, sociales et économiques du conflit, rester debout signifie donc préserver la capacité des Congolais à parler en leur propre nom, sans que leurs souffrances soient transformées en monnaie d’échange dans des arrangements dictés de l’extérieur.
Cette vision trouve un prolongement dans la seconde exigence mise en avant par le Chef de l’État : aucune paix durable ne peut être construite sur l’effacement des crimes les plus graves. En excluant toute amnistie générale pour les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de violences sexuelles graves, le Président de la République Félix TSHISEKEDI établit une frontière entre compromis politique et renoncement à la justice. « La Paix ne saurait signifier l’impunité », rappelle-t-il, affirmant que la réconciliation ne pourra se construire « sur l’oubli ». Patrick KATENGO s’inscrit dans cette philosophie en appelant à un Dialogue qui ne soit ni une revanche des uns contre les autres, ni une opération de partage du pouvoir, mais un instrument de consolidation de la République. Les mesures de confiance et de décrispation annoncées par le Président doivent, dans cette logique, permettre l’émergence d’un espace où la parole politique puisse être libre, contradictoire et responsable, dans le respect de la Constitution, des lois et de l’intérêt national. L’objectif final , l’adoption d’un Pacte national assorti d’une stratégie de mise en œuvre , donne au processus une obligation de résultat. C’est précisément là que se situe, pour l’ Honorable KATENGO, la responsabilité de la Jeunesse : refuser les fractures qui affaiblissent le Pays, défendre l’unité nationale et empêcher que le Dialogue ne soit confisqué par des intérêts extérieurs. Le mot d’ordre présidentiel, « si la démocratie nous autorise à nous opposer ; la Patrie, elle, nous interdit de nous déchirer », prend dès lors une résonance particulière auprès des Jeunes de l’Est : résister à l’agression, préserver la cohésion nationale et participer au débat politique ne sont pas des démarches contradictoires, mais les différentes expressions d’une même exigence , faire en sorte que le prochain Dialogue soit d’abord, et avant tout, l’affaire des Congolais.
