
Dans le Grand Katanga, le contraste prend désormais une dimension qui dépasse les seules querelles politiques malgré la décision de la Justice en faveur du Président National Jacques KYABULA.
Au moment où la République Démocratique du Congo fait face à une guerre d’agression Rwandaise dans l’Est de son territoire, avec des conséquences sécuritaires, humaines et géopolitiques considérables, les turbulences entretenues par les frondeurs de l’ARDEV donnent à voir une classe politique encore trop absorbée par les luttes de positionnement, les rivalités d’influence et les ambitions personnelles. De Lubumbashi à Kinshasa, les stratégies se croisent, les alliances se recomposent et les calculs politiques s’affinent avec le secrétaire permanent de l’ Union Sacrée de la Nation, le Professeur MBATA qui semble être un anti KYABULA. Le tout comme si l’urgence nationale pouvait être reléguée au second plan par les querelles de leadership dans cet espace convoité par le Rwanda. Or, dans une République soumise à une telle pression, la politique ne saurait se réduire à une compétition permanente pour l’accès aux positions égoïstes. Elle devrait également être l’expression d’une conscience historique, d’une capacité à hiérarchiser les priorités et d’un sens supérieur de patriotisme. La démocratie autorise naturellement la contradiction, le débat et la compétition ; elle n’autorise cependant pas que les intérêts particuliers finissent par étouffer l’impératif de cohésion lorsque l’intégrité territoriale du Pays est en jeu. Le véritable leadership, dans une période aussi critique , ne se reconnaît donc pas à la capacité de conquérir une influence supplémentaire , mais à celle de savoir renoncer aux petites batailles lorsque l’intérêt national face aux menaces de KIGALI d’ envahir le Haut Katanga commande l’unité, la retenue et la responsabilité.
Cette exigence prend une résonance particulière dans tout le Grand Katanga, espace dont le poids économique, stratégique et politique confère à ses dirigeants une responsabilité qui dépasse largement les frontières de leurs formations politiques respectives. Il ne s’agit ni de criminaliser le pluralisme politique, ni de confondre désaccord et déloyauté, encore moins d’imputer sans éléments établis des intentions hostiles à tel ou tel acteur. Il s’agit de poser une question de fond : jusqu’où les rivalités internes au sein de l’ Ardev peuvent-elles être poussées sans finir par fragiliser la cohésion dont la République a précisément besoin dans l’ espace Grand Katanga face à la guerre d’agression Rwandaise ? Lorsque les stratégies personnelles, les déplacements politiques et la recherche d’alliances prennent une place disproportionnée dans le débat public, le risque est de détourner l’attention de l’essentiel : la défense de la souveraineté, la stabilité des institutions et la solidarité nationale. C’est pourquoi les institutions, au premier rang desquelles la Présidence de la République, ont la responsabilité de préserver la légalité. Le Grand Katanga ne peut devenir le théâtre d’une interminable guerre d’ego alors que le Pays traverse une épreuve historique. À l’heure où les divisions internes peuvent constituer des vulnérabilités exploitées par les ennemis de la République, le véritable patriotisme consiste à faire prévaloir la nation sur les ambitions individuelles. Dans cette bataille décisive pour la souveraineté Congolaise, le temps n’est plus aux calculs étroits : il est à la responsabilité, à la cohésion et au sursaut républicain. L’ Ardev appartient à Jacques KYABULA, la justice a déjà tranché.
