Groupement Katanga : La “Journée Fête Des Mangeurs de Cuivre” du 20 août 2026, Quand l’Illégalité se Maquille en Stratégie

Au Groupement Katanga, l’annonce d’une “journée” le 20 août 2026 des mangeurs de cuivre ne peut pas être lue comme une initiative spontanée de mobilisation de la population : elle ressemble plutôt à une opération de diversion, pensée pour produire un effet politique à court terme. Le gouverneur Intérimaire Martin KAZEMBE, présenté comme “acteur en attente de l’ élection de gouverneur au Haut Katanga”, aurait choisi. avec ce que certains appellent déjà une logique de manœuvre. de jouer les entrepreneurs politiques, en complicité avec John MUKINDA, que des voix parmi les Bena Bowa n’ hésitent pas à qualifier d’usurpateur. Dans cette perspective, organiser une manifestation “au nom” du chef de l’État Félix TSHISEKEDI, dans un espace où l’on n’achète ni la confiance ni l’adhésion populaire, revient à déplacer le débat : au lieu de convaincre par la légalité, la cohérence et la légitimité, on cherche à impressionner, en brandissant une autorité qu’on ne contrôle pas. La question est donc simple et dérangeante : comment appeler “mouvement civique” une entreprise portée par des promoteurs contestés et non reconnus dans leurs droits, si ce n’est pour traiter les habitants comme des figurants, plutôt que comme des citoyens capables d’évaluer, de juger et de refuser la mise en scène ?

Face à cela, la réaction des Bena Bowa, formulée clairement dans leur requête adressée à notre rédaction, ne relève pas du simple désaccord : elle exprime une exigence de légitimité. Ils réclament le rétablissement du chef légitime Denis LOLE et dénoncent une “mascarade” où l’on prétend mobiliser au nom de Félix TSHISEKEDI dans un groupement où les organisateurs ne disposent pas d’un soutien réel, enraciné et vérifiable. L’image de la “journée des mangeurs de cuivre”, loin d’être une formule jetée au hasard, porte une accusation morale : celle d’un projet qui ferait honte aux travailleurs, en donnant l’impression d’une politique tournée vers la prédation plutôt que vers la dignité. Autrement dit, si le pouvoir aime tant les manifestations, qu’il commence par respecter la loi, reconnaître la légitimité et cesser d’utiliser le peuple comme alibi car aucune foule, même dense, ne peut transformer une illégalité en autorité, ni une opération d’image en justice.

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