
La communauté Hemba est plongée dans une profonde douleur. Ce vendredi 21 août 2026, à Kinshasa, s’est éteint le Professeur Jean-Gualbert NYEMBO SHABANI, l’un de ses fils les plus éminents, dont le parcours exceptionnel a durablement marqué l’histoire intellectuelle, économique et institutionnelle de la République Démocratique du Congo. Né le 5 août 1937 à Kayanza, dans le territoire de Kongolo, dans l’actuelle province du Tanganyika, il appartenait à cette génération d’Hommes dont la trajectoire dépasse les contours d’une carrière pour s’inscrire dans la mémoire collective d’une Nation. Économiste de haut niveau, Universitaire respecté, ancien responsable politique et Homme d’État, le Professeur NYEMBO SHABANI avait notamment dirigé la Banque centrale du Zaïre — aujourd’hui Banque centrale du Congo — de 1991 à 1993, institution qui le présente officiellement comme son 8ᵉ gouverneur. À travers cette responsabilité éminente, mais aussi par ses différentes fonctions ministérielles et sa contribution à la réflexion économique nationale, il avait participé à des moments importants de l’histoire économique Congolaise. Sa disparition ne constitue donc pas seulement la perte d’un Universitaire ou d’un ancien haut responsable : elle représente l’effacement d’une mémoire vivante, d’une intelligence au service de la République et d’une voix qui avait contribué, avec rigueur et conviction, à penser les grands défis économiques de son Pays.

Pour les Hemba, cette disparition résonne avec une intensité particulière. Un grand baobab vient de tomber, laissant derrière lui une immense empreinte et le sentiment douloureux qu’une page majeure de leur histoire vient de se refermer. Le Professeur Jean-Gualbert NYEMBO SHABANI a incarné, par son parcours, cette alliance rare entre l’excellence intellectuelle, le service public et l’attachement à la communauté nationale. Son itinéraire restera comme un témoignage puissant de ce que peuvent produire le savoir, la discipline, la compétence et la fidélité aux responsabilités lorsqu’ils sont placés au service de l’intérêt général. Alors que sa famille, ses proches, ses anciens collègues, ses étudiants et la communauté universitaire Congolaise affrontent cette épreuve, les hommages affluent à la mémoire de celui qui fut une grande figure de l’économie Congolaise. En ce moment de deuil, les pensées vont avec une profonde compassion à sa famille biologique, à ses proches, à tous ceux qui l’ont connu et accompagné au cours de son long parcours, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté Universitaire Congolaise. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère. Que son œuvre demeure, que sa mémoire survive au temps et que le souvenir de ce digne fils de la communauté Hemba continue d’inspirer les générations appelées à servir la République.
La Rédaction de Échos du Congo
