
À Lubumbashi, le phénomène des enfants de la rue a cessé d’être une simple question sociale pour devenir une véritable crise sécuritaire qui plonge quotidiennement les habitants dans l’angoisse. Agressions, vols, actes de vandalisme, violences sexuelles et autres formes de criminalité alimentent désormais le quotidien des Lushois, particulièrement dans le centre-ville. Pourtant, face à cette réalité alarmante, les responsabilités semblent se perdre dans un interminable jeu de renvoi entre la mairie de Lubumbashi et le gouvernement provincial. Au lieu d’une stratégie concertée et d’une volonté politique affirmée, les deux institutions donnent l’impression de se renvoyer la charge d’un dossier devenu explosif. L’opinion publique s’interroge ainsi sur la capacité du gouverneur intérimaire Martin KAZEMBE et de Madame le Maire Joyce TUNDA CHANSA à dépasser les considérations politiques pour apporter des réponses concrètes à une population qui ne réclame qu’une seule chose : vivre en sécurité.
Pendant que les autorités paraissent davantage préoccupées par les équilibres de pouvoir et le positionnement politique que par la résolution de cette urgence sociale, la ville continue de payer un tribut de plus en plus lourd. Chaque jour qui passe renforce le sentiment d’abandon chez les citoyens, lesquels constatent l’absence d’actions vigoureuses capables de retirer durablement ces enfants de la rue, de les réinsérer et de restaurer l’autorité de l’État. Cette paralysie institutionnelle nourrit les critiques et fragilise davantage la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Face à ce constat préoccupant, de nombreux regards se tournent désormais vers le Président de la République Félix TSHISEKEDI, dans l’espoir qu’une impulsion ferme permette enfin de mettre un terme à ce fléau qui ternit l’image de Lubumbashi et compromet la tranquillité de ses habitants. :::
