
Les sanctions prises par les États-Unis contre des sociétés rwandaises impliquées dans l’exploitation de l’or en provenance de la République Démocratique du Congo constituent, selon Patrick KATENGO, un signal fort dans la lutte contre l’économie de guerre qui entretient l’instabilité dans l’Est du Pays. Pour le Président du FNJ, cette initiative marque une évolution significative de l’engagement de la communauté internationale, qui semble désormais s’attaquer aux circuits financiers alimentant les groupes armés, notamment le M23, que Kinshasa accuse d’être soutenu par Kigali. En ciblant les réseaux de contrebande et les acteurs économiques impliqués dans l’exploitation illicite des ressources minières Congolaises, Washington envoie, estime-t-il, un message clair en faveur de la protection de la souveraineté économique de la RDC et du rétablissement de la paix dans une région longtemps meurtrie par les conflits.
Tout en saluant cette décision, l’ Honorable Patrick KATENGO considère qu’elle ne saurait constituer une finalité. Il appelle les États-Unis, l’Union européenne et l’ensemble des partenaires de la RDC à maintenir et à renforcer la pression contre tous les acteurs qu’ils estimeraient impliqués dans le financement, le soutien ou la facilitation des activités des groupes armés opérant dans l’Est du Pays. À ses yeux, une réponse internationale cohérente et résolue exige également que les responsabilités politiques soient examinées et que les mesures de rétorsion visent, le cas échéant, les plus hauts responsables qu’il accuse de soutenir le M23, y compris le Président rwandais, Paul KAGAME. Pour Patrick KATENGO, seule une action internationale ferme et coordonnée permettra de tarir durablement les sources de financement des violences et d’ouvrir la voie à une paix véritable et durable en République Démocratique du Congo.
