
Le Président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick KATENGO, met la coalition de l’opposition C64 face à ses contradictions politiques après sa réunion de 24 heures à Rome, en Italie. La volonté affichée par ses dirigeants de rencontrer à la fois le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI et l’ancien Chef de l’État Joseph KABILA , Chef rebelle du FRN dans l’Est de la République Démocratique du Congo, soulève, selon lui, une question fondamentale de cohérence et de responsabilité nationale. Pour Patrick KATENGO, le Dialogue national ne peut se réduire à une négociation entre acteurs politiques faisant abstraction de la guerre qui endeuille le Pays, de l’agression Rwandaise dénoncée par Kinshasa et des impératifs de Souveraineté. Toute initiative de rapprochement doit clarifier ses objectifs et ses principes, car la recherche du consensus ne saurait justifier l’effacement des divergences fondamentales sur la défense de l’intégrité territoriale et la protection des institutions républicaines.
Patrick KATENGO avertit que le Dialogue national ne doit en aucun cas devenir un instrument de réhabilitation politique de Joseph KABILA ni un cadre où les responsabilités liées au conflit seraient occultées au nom d’une réconciliation de circonstance. À ses yeux, aucune Paix durable ne peut reposer sur l’ambiguïté, l’impunité ou la banalisation des souffrances imposées aux populations Congolaises. La Jeunesse, affirme-t-il, restera debout pour défendre un processus fondé sur la vérité, la justice, la souveraineté et la primauté de l’intérêt général. Le Président du FNJ appelle ainsi à un Dialogue national véritablement orienté vers la refondation de l’État, la consolidation de l’unité nationale et la recherche de solutions à la guerre d’ agression Rwandaise. La République ne peut faire de la réconciliation un prétexte à l’effacement des responsabilités : le dialogue doit servir le Congo, et non devenir un sanctuaire politique au détriment de sa Souveraineté.
