
Dans les Communes de Lubumbashi et de la Ruashi, l’absence de réalisations visibles liées à la redevance minière soulève une question fondamentale : où vont les fonds censés financer le développement local ? Alors que la STL est concernée par la redevance destinée à Lubumbashi, et que Ruashi Mining et Chemaf sont citées au titre de celle de la Ruashi, les habitants dénoncent le manque d’infrastructures et de projets concrets, malgré des attentes persistantes. Ce décalage entre les richesses minières et les résultats perceptibles exige des explications claires. Sans préjuger d’une éventuelle mauvaise gestion, les populations sont en droit de connaître les montants perçus, leur affectation et les réalisations effectivement financées.
Les bourgmestres de Lubumbashi et de la Ruashi ne peuvent éluder cette exigence de transparence : ils doivent présenter des bilans précis, documenter les dépenses et éclairer l’opinion sur l’utilisation de ces ressources. La redevabilité ne relève ni d’un privilège ni d’une simple formalité administrative, mais d’une obligation essentielle de bonne gouvernance. La vision de développement du Chef de l’État ne saurait se concrétiser si les recettes destinées aux communes ne se traduisent pas en progrès mesurables. Les habitants réclament des comptes : les richesses minières ne doivent pas rester sans retombées visibles pour les communes qui les abritent. À Lubumbashi comme à la Ruashi, le temps des interrogations doit céder la place à celui des explications publiques et des résultats vérifiables.
