
Dans une République démocratique du Congo meurtrie par des années de conflit et confrontée, dans sa partie orientale, aux conséquences de la crise sécuritaire, Bruno TEMBWA, vice-président National de l’UDPS/Kibassa chargé de la partie swahiliphone, affirme avec détermination son soutien à la vision du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI en faveur du Dialogue national. Pour lui, cette démarche constitue une réponse politique à la hauteur des fractures qui traversent le Pays et une nécessité pour reconstruire la cohésion nationale autour de la souveraineté, de la Paix et de l’intégrité territoriale. Le Dialogue voulu par le Chef de l’État s’impose ainsi comme un espace de confrontation démocratique où les Congolais débattent de leurs divergences sans jamais perdre de vue l’intérêt supérieur de la République. Bruno TEMBWA établit cependant une ligne de démarcation claire : le Dialogue ne constitue ni une amnistie politique, ni un effacement des responsabilités, encore moins une tribune offerte aux acteurs impliqués dans les violences qui endeuillent le pays. Les auteurs présumés de crimes graves doivent répondre de leurs actes devant les mécanismes compétents de justice, tandis que le débat politique reste réservé aux acteurs qui respectent les principes républicains et l’ordre constitutionnel. Dans cette perspective, la démarche présidentielle conjugue deux impératifs qui ne se contredisent pas : ouvrir la voie à la concertation entre Congolais et maintenir une exigence ferme de responsabilité face aux violences.
« Le Dialogue national prôné par le Président Félix TSHISEKEDI est salvateur pour le peuple congolais, n’en déplaise aux relais de Kigali », affirme Bruno TEMBWA. Son propos place directement le débat dans le contexte de la crise de l’Est et des accusations formulées par Kinshasa contre Kigali au sujet de son soutien à l’AFC-M23, accusations que le Rwanda rejette. Pour le vice-président national de l’UDPS/Kibassa, la RDC doit donc préserver la maîtrise de son agenda politique et empêcher que ses divisions internes ne deviennent un instrument supplémentaire au service d’intérêts extérieurs. L’AFC-M23 et les acteurs armés impliqués dans les violences ne constituent pas une alternative politique à la République ; la légitimité politique ne se conquiert pas par les armes et ne se substitue pas à la responsabilité devant la justice. « Ceux qui ont le sang sur les mains n’ont pas droit au chapitre », martèle-t-il, en posant le principe selon lequel aucune recherche de compromis politique ne peut justifier l’effacement des responsabilités liées aux crimes commis contre les populations. Dans cette lecture, défendre la vision de Félix Tshisekedi revient à défendre simultanément le Dialogue, la souveraineté congolaise et le principe de responsabilité. Bruno TEMBWA affirme ainsi une ligne politique sans ambiguïté : la République dialogue avec ses citoyens, consolide ses institutions et recherche la paix, mais elle ne négocie ni son intégrité territoriale, ni sa souveraineté, ni la justice due aux victimes.
