
À mesure que s’annonce le retour de Jacques KYABULA dans le Haut-Katanga, une agitation inhabituelle gagne certains cercles politiques de la province. Les offensives verbales qui se multiplient sur les réseaux sociaux traduisent moins une confrontation d’idées qu’une inquiétude face à l’influence persistante d’un acteur politique qui continue de susciter une forte adhésion populaire auprès d’une partie de la population. Après les épisodes ayant touché le club Saint-Éloi Lupopo et les turbulences ayant affecté son parti, l’Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV), une nouvelle vague de critiques semble s’inscrire dans une logique de déstabilisation. Pour ses partisans, ces attaques témoignent de la difficulté de certains adversaires à accepter le poids politique d’un homme dont le bilan et la proximité avec les Haut-Katangais continuent d’alimenter le débat public.

Au-delà des polémiques, le Haut-Katanga gagnerait pourtant à privilégier une compétition fondée sur les projets, les résultats et les idées plutôt que sur les campagnes de discrédit. Les responsables politiques qui aspirent à convaincre la population devraient démontrer leur capacité à mobiliser autour d’une vision crédible du développement provincial, plutôt que de s’enfermer dans des querelles personnelles. L’histoire politique enseigne que la reconnaissance populaire ne se décrète pas : elle se construit par l’action, la constance et la confiance des citoyens. Si Jacques KYABULA demeure une personnalité influente dans la province, c’est à l’épreuve du terrain, du dialogue démocratique et du jugement de la population que devront se mesurer aussi bien ses soutiens que ses contradicteurs.
