
La correspondance datant du mois d’ avril adressée par John MUKINDA au Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur suscite de nombreuses interrogations quant à sa crédibilité et à ses véritables motivations. Derrière un discours alarmiste évoquant prétendument des milices, une occupation illégale du Kipango et une menace contre l’ordre public, plusieurs observateurs voient surtout une nouvelle tentative de fragiliser la position du Chef légitime Denis LOLE, dont l’influence continue de s’affirmer au sein du Groupement Katanga. En multipliant les accusations graves sans qu’elles ne soient publiquement étayées par des éléments irréfutables, John MUKINDA semble davantage chercher à déplacer le débat sur le terrain de la polémique que sur celui du droit. Pour de nombreux membres de la communauté, cette démarche ressemble à une stratégie de diversion destinée à masquer les contestations persistantes entourant sa propre légitimité coutumière.
Plus préoccupant encore, les allégations visant le Chef Denis LOLE prennent la forme d’un réquisitoire à charge qui risque d’exacerber les tensions au sein de la population locale. Assimiler sans preuve formellement établie des membres de la communauté à des mouvements armés ou à des réseaux de déstabilisation constitue une démarche dangereuse qui peut compromettre la cohésion sociale et le climat de paix. Au lieu de contribuer à la recherche de solutions durables, cette offensive épistolaire donne l’impression d’une fuite en avant politique visant à obtenir par des dénonciations ce qui ne peut être acquis par le consensus coutumier et le respect des procédures légales. Face à cette situation, nombreux sont ceux qui appellent les autorités nationales à privilégier une enquête impartiale et rigoureuse afin que la vérité prévale sur les accusations, et que les institutions de la République ne deviennent pas l’instrument de querelles personnelles ou de rivalités de pouvoir.



