
Le Président du Forum National de la Jeunesse, l’Honorable Patrick KATENGO, se montre particulièrement critique à l’égard des réserves exprimées par James SWAN, Chef de la MONUSCO, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, mardi 29 septembre à New York. Tout en prenant acte de l’appel du responsable onusien à un dialogue National inclusif, crédible et conduit dans un climat de confiance, Patrick KATENGO entend rappeler une ligne qu’il juge non négociable : l’ouverture politique ne peut devenir le paravent d’une quelconque impunité. Selon lui, le dialogue annoncé par le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI doit être un espace de confrontation républicaine, de recherche de solutions et de refondation nationale, et non un mécanisme destiné à blanchir ceux qui seraient responsables de violences, de crimes ou du pillage des ressources de la République Démocratique du Congo. Dans cette perspective, l’inclusivité ne saurait être confondue avec l’effacement des responsabilités : elle doit permettre aux Congolais de se parler, de dépasser leurs divergences et de rechercher une issue politique à leurs crises, sans sacrifier la mémoire des victimes ni le droit de la nation à établir les responsabilités.
Pour Patrick KATENGO, la crédibilité d’un tel processus ne dépend donc pas uniquement de la composition de la table des négociations ou du choix des facilitateurs, mais également de la capacité du dialogue à placer l’intérêt supérieur de la République au-dessus des calculs politiques. James SWAN a, de son côté, appelé les acteurs congolais à agir de bonne foi, à préserver l’espace civique, les libertés fondamentales et la tolérance politique, en soulignant que la réussite du processus dépendra aussi de la confiance qu’il saura susciter auprès des différentes parties prenantes. Dans la lecture défendue par le président du FNJ, ces principes ne peuvent cependant prendre tout leur sens que s’ils s’accompagnent d’une exigence de responsabilité. La paix ne saurait être durable si elle repose sur l’oubli des victimes, la banalisation des crimes ou la mise à l’écart de la justice. Le dialogue national, insiste-t-il, doit ainsi ouvrir une voie vers la réconciliation sans devenir un raccourci vers l’impunité, et contribuer à reconstruire une République dans laquelle la recherche de la Paix, la défense de la souveraineté et l’exigence de justice demeurent indissociables.
