
Dans le Grand Katanga, le ton se veut désormais sans équivoque. Face aux menaces que l’Honorable Patrick KATENGO attribue aux ambitions de Corneille NANGAA, engagé aux côtés du Rwanda, le Président du Forum National de la Jeunesse oppose un refus catégorique à toute perspective d’implantation ou de domination étrangère dans cette partie stratégique de la République Démocratique du Congo. Dans un contexte marqué par la persistance des tensions de l’ agression Rwandaise, Patrick KATENGO place la question de la souveraineté au centre de son propos. Sa déclaration puise également dans une mémoire historique particulièrement sensible au Katanga : celle de Mzee Laurent-Désiré KABILA, dont l’assassinat, le 16 janvier 2001, demeure l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire politique contemporaine Congolaise. Pour lui, aucune alliance, aucune ambition politique et aucune entreprise militaire d’agression ne saurait autoriser ceux qu’il considère comme les adversaires de la République à prétendre dicter leur loi au Grand Katanga. Le message est donc lancé avec la solennité d’un avertissement politique : l’ espace Grand Katanga ne saurait devenir un territoire de conquête, une zone d’influence étrangère ou le théâtre d’une nouvelle entreprise d’assujettissement.
Dans cette bataille qui se joue autant sur le terrain sécuritaire que dans celui de la conscience nationale, Patrick Katengo mise sur la mobilisation des forces vives et particulièrement sur la Jeunesse, appelée à demeurer vigilante face à toute tentative d’instrumentalisation des divisions internes. Son argumentaire s’inscrit dans une vision plus large : préserver le Grand Katanga, c’est d’abord préserver l’unité de la République Démocratique du Congo et refuser que les fractures politiques, sociales ou communautaires puissent être transformées en leviers de déstabilisation. À Corneille NANGAA, Patrick KATENGO adresse ainsi un avertissement d’une rare fermeté : l’aventure menée avec le Rwanda ne saurait trouver dans le Grand Katanga un terrain de conquête. Au-delà de la polémique politique, cette prise de position entend installer un débat de fond sur la souveraineté, la mémoire nationale et la responsabilité des Congolais face aux menaces qui pèsent sur l’intégrité territoriale du Pays. Dans cette lecture, le Grand Katanga n’est pas seulement une région géographique : il devient le symbole d’une frontière politique et morale que Patrick KATENGO refuse de voir franchir. Son appel est dès lors celui d’une vigilance collective, d’une cohésion renforcée et d’un patriotisme lucide, afin que les ambitions venues de l’extérieur ne puissent prospérer sur les divisions de l’intérieur.
