
Il est temps de remettre de l’ordre dans un dossier qui, depuis quelques jours, semble nourrir davantage les réseaux sociaux que le droit. La concession de 139 hectares située à cheval entre les villages Lukuni 2, Kasokota et Sakania ne relève pas du flou ou de la prétendue “conquête” évoquée ici et là : elle relève de la propriété de Monsieur KABENGA PAMBWE Adrian. En période où l’on confond vitesse et vérité, une règle s’impose avec rigueur : ce qui est affirmé sans vérification ne peut pas être tenu pour une preuve, encore moins présenté comme une démonstration. Les faits doivent primer, et toute discussion sérieuse doit rester ancrée dans les procédures et les documents, non dans les insinuations.
De la même manière, certaines accusations visant le Conservateur des titres immobiliers Joël ILUNGA—notamment celles évoquant une prétendue vente de 139 hectares ne reposent sur aucune base solide. D’après des recoupements jugés fiables, la démarche de Monsieur Adrian s’inscrit dans une logique de sécurisation juridique : après avoir acquis sa concession auprès de plusieurs autochtones, il s’est rapproché de l’autorité compétente afin d’encadrer légalement son droit, selon les mécanismes prévus par la loi. Cette démarche a été engagée en 2024, donc avant l’entrée en vigueur de la loi N’SELE intervenue en décembre de l’année passée, laquelle a notamment limité à 10 hectares la compétence du Conservateur pour l’établissement du titre de propriété. Autrement dit, les narrations simplistes qui tentent de faire croire à une illégalité “évidente” ignorent ou feignent d’ignorer la chronologie et le cadre légal.
Il devient nécessaire de dénoncer avec fermeté les stratégies de discrédit qui consistent à brouiller les pistes dès que la justice n’a pas encore tranché. Le camp Augustin MULONGOY indique avoir perdu devant le Parquet de Grande Instance de Kipushi, tout en ayant interjeté appel : cela signifie que le dossier n’est pas clos et reste en examen judiciaire. Tant qu’aucune décision définitive n’est rendue, l’exigence minimale de probité s’impose : cesser les outrances, arrêter les manœuvres et bannir les contre-vérités. Accuser faussement le Conservateur des titres immobiliers Joël ILUNGA ou le Chef de Division Cadastre Paul KASONGO MUYEMBI ne fait pas avancer la vérité : cela crée seulement de la confusion et entretient un climat où l’intérêt et la vengeance remplacent les preuves et c’est précisément cela qu’il faut refuser. Le Secrétaire général aux Affaires Foncières est aussi cité gratuitement dans un dossier dont tout le monde connaît qui a raison. Le bon sens demanderait au Camp Augustin MULONGOY d’ arrêter ses manœuvres pour ternir l’ image de ce fonctionnaire d’ État chevronné et respecté.
