Secteur de LUFIRA ou l’Illusion de Gestion de Madame Ruth ENEYA

Face à une réalité qui déborde manifestement les capacités de gestion du secteur, la cheffe Ruth ENEYA KYAMABAMBA a choisi la réponse la plus familière : réunir, structurer, verbaliser. À Lufira, la crise se retrouve ainsi ramenée à un cadre maîtrisable, celui d’une salle de réunion où l’on trie les urgences comme des dossiers, en espérant que leur simple énumération suffise à en freiner la progression. Pourtant, sur le terrain, les tracasseries persistent, le recensement avance à pas hésitants et les drames du lac Tshangalele continuent de s’imposer avec une régularité inquiétante. Tandis que les communautés vivent l’insécurité au quotidien, l ‘ administration locale de la Cheffe du secteur Ruth ENEYA semble s’en tenir à une gestion procédurale( des réunions au lieu de descendre sur terrain), comme si la rigueur de l’ordre du jour pouvait compenser l’absence d’impact concret.

L’appel à un “sursaut de responsabilité”, lancé avec solennité, résonne alors moins comme une impulsion nouvelle que comme un rappel circulaire d’évidences déjà connues de tous. Car les acteurs sont identifiés, les défis clairement posés, et malgré cela, l’on s’en remet encore à la répétition des mêmes dispositifs, espérant qu’à force d’être formulées, les intentions finissent par produire des effets. La présence conjointe des différentes forces et autorités donne à la rencontre une apparence de mobilisation totale, mais cette densité institutionnelle masque difficilement une réalité plus fragile : celle d’une action qui peine à quitter le registre déclaratif. À mesure que les difficultés. s’accumulent, ces réunions prennent l’allure d’un rituel rassurant — non pas pour résoudre la crise, mais pour en contenir symboliquement l’ampleur.

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