Insécurité Dans le Haut-Katanga: Quand l’État Vacille, la Peur Gouverne

Depuis plusieurs semaines, le Haut-Katanga sombre dans une insécurité qui s’étend de Lubumbashi à Kipushi jusqu’à Kasumbalesa, au rythme d’attaques de plus en plus audacieuses menées par des bandes armées. À Kipushi, la série de tueries de la semaine dernière a choqué l’opinion et poussé le député national Jeffrey MUNANA à exiger une enquête rigoureuse pour identifier et neutraliser les auteurs. À Lubumbashi, en revanche, le silence public du gouverneur intérimaire Martin KAZEMBE et l’attentisme de certains élus laissent un goût amer d’abandon. Cette inertie apparente alimente l’impression d’une province difficilement gouvernable, où la prudence politicienne l’emporte sur l’obligation première de sécurité. Les crimes se multiplient, s’installent dans la durée, et dressent le portrait d’un pouvoir Provincial hésitant, qui observe plus qu’il n’agit.

La tragédie de la nuit du 5 au 6 Janvier 2026, au quartier Bel-Air, en est une sinistre démonstration: des hommes armés ont pris d’assaut une parcelle de l’avenue Savonnier, abattant lâchement une mère et son fils, avant d’emporter des biens de valeur. Ce drame, loin d’être isolé, s’ajoute à une litanie d’attaques contre des ménages, faisant monter la psychose et l’exaspération. L’urgence est absolue: Martin KAZEMBE doit cesser les demi-mesures et mettre les bouchées doubles—sécurisation ciblée des zones rouges, opérations nocturnes coordonnées . Tant que l’État reculera, ce seront les criminels qui avanceront. Il est temps de rendre aux habitants du Haut-Katanga la seule chose que les discours et le populisme ne remplacent jamais: la sécurité.

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