Haut-Katanga : Le Rendez-Vous de la Vérité Démocratique Face Aux Calculs de Succession de Martin KAZEMBE au Gouvernorat du Haut Katanga

L’élection du futur gouverneur du Haut-Katanga s’annonce comme un test majeur pour la crédibilité des institutions provinciales et le respect de l’ordre constitutionnel. Alors que la démission de Jacques KYABULA a ouvert une nouvelle séquence politique, plusieurs voix de la société civile montent au créneau pour rappeler que la Constitution ne prévoit aucun raccourci susceptible de contourner la volonté populaire exprimée à travers les mécanismes légaux. Pour ces acteurs, le vice-gouverneur Martin Kazembe ne peut prétendre à une légitimité automatique et durable sans se soumettre à l’épreuve démocratique que constitue l’élection. Ils estiment qu’aucune province, aussi stratégique soit-elle, ne doit être gouvernée sur la base de calculs politiques ou d’arrangements de circonstance au détriment des principes républicains.

Dans les milieux sociopolitiques du Haut-Katanga, de nombreuses interrogations persistent. Pourquoi redouter une compétition électorale pourtant prévue par les textes ? Pourquoi tenter de présenter un candidat comme faisant l’unanimité alors que les divergences sont visibles jusque dans les rangs de sa propre famille politique ( UDOS( et de l’Union Sacrée ? Pour plusieurs observateurs, vouloir faire croire au Chef de l’État Félix TSHISEKEDI que le consensus est total autour d’une seule personnalité( Martin KAZEMBE) reviendrait à lui transmettre une lecture incomplète de la réalité politique provinciale. Ils dénoncent également les discours identitaires et les tentatives de polarisation tribale qui, selon eux, ne servent ni la cohésion sociale ni l’intérêt supérieur du Haut-Katanga.

Au-delà des ambitions individuelles, la société civile appelle à un débat centré sur les projets de développement et la vision de gouvernance. Elle rappelle qu’aucun homme providentiel ne peut, à lui seul, incarner l’avenir d’une province forte de sa diversité politique et sociale. Dans ce contexte, certains estiment que la candidature éventuelle de SEMPYA, souvent présenté comme proche de la vision politique de Moïse KATUMBI, ne devrait pas être diabolisée mais soumise, comme toutes les autres, au verdict des urnes. Pour ces acteurs, la véritable question n’est pas de savoir qui doit être imposé au Haut-Katanga, mais de garantir un processus transparent, démocratique et conforme à la Constitution, seul capable de préserver l’autorité de l’État et la confiance des habitants envers leurs institutions. Le Haut Katanga mérite mieux que cette bêtise politique qui cherche à maintenir un homme à la tête de cette province havre de Paix.

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