À Nzibira Dans le Sud Kivu, le Cauchemar Des Civils : Viols, Tortures et Enrôlement Forcé au Cœur de l’Enfer

Nzibira, à environ 67 km de Bukavu, vit une situation que plusieurs habitants décrivent comme insoutenable. Depuis l’arrivée et la présence d’hommes associés à la RDF, des témoignages recueillis sur place font état de graves violations des droits humains, alors que la population civile demeure sans défense et sous une peur constante. Des femmes—dont certaines seraient enceintes—seraient victimes de viols, tandis que des hommes auraient été tués, ou blessés, puis soumis à des actes de torture. Plus inquiétant encore, plusieurs personnes affirment avoir vu des civils être enrôlés de force dans l’armée. Dans les ruelles et les maisons, la violence ne s’efface pas : elle s’installe, elle déshumanise, elle brise des familles. Et même lorsqu’on cherche simplement à survivre, tout semble devenu impossible—les biens disparaissent, les téléphones aussi, et l’avenir se rétrécit à l’ombre de la menace permanente.

Un habitant de Nzibira, qui a contacté la rédaction ce matin, décrit une insécurité totale, des pillages généralisés et des violences commises en pleine vue des familles : « Ici à Nzibira, nous souffrons énormément et vivons dans une insécurité totale. Ce groupe du #M23RDF qu’ils ont amené ici fait beaucoup souffrir la population. Dans presque chaque maison, il n’y a plus de biens ni même de #téléphones. » Il poursuit en affirmant que des femmes et mamans sont forcées de fuir, notamment vers le centre hospitalier de l’AEO où il y aurait déjà plus de dix filles et femmes violées. Selon ses dires, les assaillants viendraient jusque dans les parcelles, sans peur ni honte, prenant des jeunes filles sous les yeux de leurs parents. Le même témoin rapporte aussi des tirs et des tentatives d’intimidation : il aurait lui-même failli être abattu parce qu’il refusait de vendre une bière, et un jeune de Nzibira-Masisi aurait été touché la veille et se trouverait à l’hôpital. Face à cette détresse, la société civile condamne ces atrocités et appelle le gouvernement congolais ainsi que la communauté internationale à agir immédiatement : les civils, non armés, ne doivent pas subir la torture, ni être exposés à des violences sexuelles et physiques en toute impunité.

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