Groupement Katanga : Quand Les Femmes Prennent la Parole et Remettent Les Faits à Leur Place

Dans le Groupement Katanga, la parole des Femmes a cessé d’être silencieuse : elle s’est transformée en position publique, réfléchie et solidaire. Elles dénoncent avec fermeté ce qu’elles considèrent comme des contre-vérités portées par Jean MUKINDA, présenté par certains comme un prétendant légitime, mais que beaucoup de villageoises décrivent au contraire comme un imposteur, un individu qui, selon leurs témoignages, s’accroche impunément au trône du Chef légitime Denis LELO, au mépris des principes de la lignée matriarcale de Bena Bowa . Pour elles, cette manière de faire n’est pas seulement une question de personne : c’est une atteinte à la mémoire collective, aux repères de la coutume et à l’équilibre qui, historiquement, a guidé la gouvernance traditionnelle. En levant le voile sur ce qu’elles jugent être des falsifications ou des récits arrangés, les Femmes affirment qu’on ne peut pas bâtir l’autorité sur la confusion et l’opacité.

Au-delà de la dénonciation, elles posent une exigence claire : la restauration de l’ordre coutumier. Elles demandent que John MUKINDA soit recherché par Kinshasa afin de procéder à l’héritage au sein de la chefferie de la famille de sa mère comme le veut, disent-elles, la logique d’origine et la règle de transmission reconnue par le Bena Bowa . Cette revendication vise à replacer chacun face à ses responsabilités et à clarifier la ligne de succession, afin que le pouvoir ne soit plus un terrain d’arrangement, mais un droit fondé sur la coutume et la légitimité. Portées par la voix des « Femmes sages » du Groupement, leurs demandes résonnent comme un appel à l’assainissement : du respect des traditions, de la vérité des origines et du retour effectif à l’ordre établi par les ancêtres.

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