
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Zacharie BABABASWE interroge en profondeur la nature et les motivations du remaniement du gouvernement provincial du Haut-Katanga, conduit sous l’intérim de Martin KAZEMBE SHULA. À ses yeux, ce remaniement opéré dans un cadre anti constitutionnel, revêt des allures de règlement de comptes politique. Il déplore l’éviction de figures considérées comme des piliers de l’UDPS, remplacées par des personnalités au passé jugé controversé, ce qui, selon lui, fragilise la crédibilité de l’action publique provinciale. Cette lecture critique met en lumière un décalage apparent avec les orientations du Président Félix Antoine TSHISEKEDI, qui prône la stabilité institutionnelle dans un contexte national marqué par des tensions sécuritaires persistantes à l’ Est de la République.

Au cœur de son analyse, BABABASWE pointe également la responsabilité indirecte de certains acteurs institutionnels, notamment le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, dont l’attitude suscite des interrogations quant au respect des instructions Présidentielles. Il s’interroge sur la précipitation de ce remaniement et sur ses véritables bénéficiaires, suggérant l’existence d’un réseau d’intérêts politiques cherchant à redéfinir les équilibres de pouvoir au sein de la Province. Cette dynamique, perçue comme opaque, alimente l’hypothèse d’un repositionnement stratégique visant à consolider des influences extérieures, au détriment de la continuité administrative .
Et selon plusieurs observateurs politiques, les questions soulevées par Zacharie BABABASWE prennent une dimension plus large lorsqu’elles évoquent les enjeux économiques liés au Haut-Katanga, Province clé pour les ressources minières du Pays. Zacharie n’écarte pas la possibilité que ce remaniement s’inscrive dans une logique de contrôle accru de ces richesses, tout en évoquant, avec prudence, l’ombre de Moïse KATUMBI dans ces manœuvres politiques pour affaiblir le Président Félix TSHISEKEDI. L’affaiblissement du Gouverneur Jacques KYABULA apparaît aussi comme un tournant significatif. Face à ces zones d’ombre, BABABASWE appelle à une intervention de la Présidence afin d’éclaircir les responsabilités et de garantir que les intérêts supérieurs de la Nation ne soient pas compromis par des jeux d’influence souterrains pendant cette période où la RDC veut changer la Constitution.

