Lauraine LUSAMBA : de la Compétence Sacrifiée Sur l’Autel Des Jeux Politiques Provinciaux

Lauraine LUSAMBA s’est imposée, durant son passage à la tête du Ministère Provincial de l’Économie, du Transport et du Tourisme, comme une gestionnaire efficace et visionnaire dont les réalisations tangibles ont amélioré la vie quotidienne des habitants du Haut-Katanga. Sous sa conduite, la crise des prix de la farine de maïs pendant la période de soudure a connu un apaisement notable en 2025–2026, un fait auquel le Chef de l’État, Félix Antoine TSHISEKEDI, a fait une allusion publique dans son discours sur l’état de la Nation en décembre 2025 — preuve que ses choix politiques et ses capacités d’intervention ont produit des effets mesurables. Au chapitre du patrimoine et du développement local, l’obtention du titre de propriété pour le site LUMUMBA constitue un acquis durable, tandis que la modernisation de la Commission Nationale de Prévention Routière , dotée d’un parc automobile conséquent et d’une gestion financière digitalisée, sans oublier les innovations en matière de civisme routier et autant d’ autres dans tous trois secteurs de son Ministère témoignent d’une planification ministérielle sérieuse et d’une volonté d’inscrire les interventions dans la durée plutôt que dans l’urgence ponctuelle.

Que son éviction survienne à l’occasion d’un remaniement brutal orchestré par l’intérimaire Martin KAZEMBE SHULA révèle les paradoxes d’une gouvernance où la loyauté et le calcul politique prennent parfois le pas sur la compétence et l’intérêt collectif. Dans le contexte Congolais de transhumance politique, où l’on évince « les gênants » pour placer des acteurs dociles, la sortie de LUSAMBA n’est pas seulement une injustice personnelle : c’est une perte stratégique pour la Province. Écarter une Ministre qui a su planifier, mobiliser des ressources provinciales et produire des résultats probants, au motif de jeux d’influence opaques, fragilise davantage la capacité institutionnelle du Haut-Katanga à répondre aux défis économiques et sociaux. Saluer le bilan de Lauraine LUSAMBA, c’est rappeler que la compétence devrait rester la boussole des nominations publiques si l’on veut éviter d’enfoncer la Province dans l’instabilité et la gestion sans boussole.

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