Commune de la Ruashi : A Quoi Sert l’Argent de la Redevance Minière de Ruashi Mining et de Chemaf ?

On dirait que la redevance minière a pris des vacances prolongées à la Ruashi , mais pas celles qui profitent à la population.
Tandis que Ruashi Mining et Chemaf extraient les minerais comme si demain n’existait pas, les rues demeurent muettes, les infrastructures regardent passer le temps et les projets ont manifestement fait leurs valises. Lucie MUJINGA , bourgmestre de la commune, apparaît sur la scène aux yeux de certains analystes comme une prestidigitatrice administrative : les habitants voient l’argent entrer, puis plus rien — silence radio, rideau baissé, et aucune chaussure percée à ressort pour expliquer cet état de choses.
Les habitants, eux, respirent une fumée de promesses non tenues et de slogans, faute de respirer l’air pur d’un développement tangible. Faut-il évoquer un traitement étrange des fonds, une gestion en apnée ou un art consommé du grand tour de passe-passe municipal ?
Les interrogations fusent, les murmures se muent en reproches, mais la grande question reste : A qui profite ce grand numéro d’illusion s’il ne profite ni aux écoles, ni aux services de santé ?

Si la scène communale était une pièce de théâtre, la mise en scène serait indigente : aucun rapport clair, aucun projet visible, aucune autorité provinciale ne brandit le carton « où sont les comptes ? », par peur des représailles ? L’Assemblée Provinciale, de toute évidence, semble souffrir d’une amnésie sélective ou d’un sens politicien du timing fort commode — autrement dit, les parapluies politiques de Lucie MUJINGA sont-ils suffisamment larges pour empêcher la pluie de la responsabilité de tomber sur elle ? Les habitants de la Ruashi, qui hébergent deux géants miniers, ne demandent pas des miracles, simplement des écoles qui tiennent debout, de l’ eau potable, des lampadaires qui s’allument et des services publics qui rendent la vie moins lourde.
À la place, ils observent une commune qui recule, grignotée par l’inaction et l’opacité. Lucie MUJINGA est aujourd’hui au banc des accusés , non pas par caprice, mais parce que la population réclame des réponses claires et des résultats concrets : autrement, la redevance minière restera pour eux le plus coûteux des tours de magie.

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