
Dans le clair-obscur solennel de la Cité de l’Union Africaine, le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI a reçu, ce jeudi 19 février soir, un hôte au palmarès étincelant: Tony YOKA, Champion Olympique 2016, venu avec à la main ce fragment de gloire planétaire qu’est sa médaille d’or des super-lourds (+91 kg), conquise le 21 août 2016 à Rio. Le geste, presque rituel, d’offrir à la vue du Chef de l’État cette relique sportive n’avait rien de purement protocolaire: il disait la continuité d’une ambition — transformer le rêve individuel en moteur collectif. Car au-delà de l’icône, c’est un projet qui se dessine: encadrer, former, repérer la Jeunesse Congolaise, irriguer les quartiers, les écoles et les clubs d’une culture de haute performance, et ancrer la boxe comme vecteur d’ascension sociale, de discipline et de fierté Nationale.
Kinshasa n’est pas seulement l’étape d’une tournée, elle devient l’arène d’un destin. YOKA y séjourne officiellement pour la préparation d’un choc annoncé contre Martin BAKOLE, figure majeure de la scène mondiale, combat décisif qui promet d’embraser l’imaginaire d’un Pays où la boxe a déjà gravé des légendes.
À l’entrecroisement du prestige présidentiel et de l’exigence du ring, se tisse une alliance: l’État qui catalyse, l’athlète qui inspire, la jeunesse qui s’élève. Si l’or de Rio symbolise la victoire d’hier, c’est bien sur le sol Congolais que pourrait s’écrire la nouvelle page — celle d’une filière structurée, d’élites sportives émergentes et d’un rendez-vous avec l’histoire que seule la boxe, par sa vérité nue, sait offrir.
