Sursaut Patriotique: Julien PALUKU Frappe Fort et Remet l’OCC sur Les Rails

Dans un contexte où la probité publique est scrutée à la loupe par une opinion lassée des dérives managériales, le sursaut patriotique de Julien PALUKU résonne comme un signal d’autorité et de rectitude. Fidèle à la rigueur qui a façonné sa réputation dès son passage à la tête du Nord-Kivu, le Ministre du Commerce extérieur a pris la mesure de l’urgence à l’Office congolais de contrôle (OCC) en suspendant son Directeur général, Étienne TSHIMANGA, pour fautes lourdes de gestion. Au cœur du dossier, des allégations graves: le détournement présumé de 25 millions de dollars américains, l’instauration d’un système informatique parallèle pour le contrôle des importations et exportations—source d’un manque à gagner substantiel—ainsi qu’une gouvernance chaotique des ressources humaines et financières, doublée d’actes d’insubordination. Loin d’un geste symbolique, cette décision ouvre une procédure disciplinaire en bonne et due forme, offrant à l’intéressé un délai légal de 20 jours pour présenter sa défense, conformément à l’exigence de l’État de droit.

Dans la foulée, Julien PALUKU a nommé, le lundi 16 février, Christelle MUABILU au poste de Directrice générale intérimaire de l’OCC, assurant une continuité opérationnelle décisive. Cette transition, ferme et méthodique, s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix TSHISEKEDI, que le ministre défend avec constance: assainir les circuits, verrouiller les fissures et restaurer la confiance du public dans les institutions de régulation. Ce choix stratégique, perçu comme un retour à l’orthodoxie administrative, est devenu aux yeux de nombreux Congolais l’illustration d’un ministère qui fait école: clarté des responsabilités, célérité des décisions, et cap maintenu sur la performance. En redonnant souffle et cap à un organe clé du commerce extérieur, le ministre rappelle que la discipline budgétaire et la transparence ne sont pas des slogans, mais des leviers concrets de souveraineté économique.

Au-delà du cas d’espèce, l’enjeu est national. Alors que l’État peine, en ce début d’année, à honorer certaines primes des fonctionnaires, l’hypothèse qu’un individu ou un réseau capte illicitement 25 millions de dollars heurte la conscience collective. D’où l’impératif catégorique: la justice doit s’impliquer pleinement pour établir les responsabilités, sans faiblesse ni favoritisme. Cette affaire, qui met en lumière les coûts sociaux des prédations institutionnelles, peut devenir un tournant si elle débouche sur des sanctions exemplaires, la récupération des fonds et la mise en place de garde-fous techniques (traçabilité numérique unique, audits récurrents, séparation stricte des pouvoirs internes). En donnant l’exemple, Julien PALUKU rappelle qu’un ministère peut être une boussole: quand la volonté politique se conjugue à l’intégrité, l’État cesse de subir—il gouverne.

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