
Ce qui semblait n’être qu’une simple rumeur, un bruit de couloir sans portée, cache en réalité un plan minutieusement élaboré, conçu dans l’ombre et désormais à l’ouverture. L’objectif est clair : écarter de la gestion les deux Gouverneurs non membres de l’ UDPS, des provinces riches du Pays, instrumentaliser les leviers politiques pour ébranler ces provinces cruciales — le Haut-Katanga et le Lualaba — afin d’y imposer des « enfants maison » de l’UDPS pour bien gérer leur pouvoir disent – ils.
La transparence inquiétante de cette stratégie est troublante. Elle s’articule autour de la transformation de la vigilance citoyenne en accusations infondées, diabolise les efforts de développement local en les présentant comme des trahisons, et utilise la notion d’équilibre institutionnel comme prétexte pour justifier une purge locale. À Lubumbashi, l’épisode de la marche du 1er juillet, en réponse à l’accord de Washington, a cristallisé cette dérive. Jacques KYABULA, Gouverneur légitime et membre de l’ Union Sacrée de la Nation , a été conspué pour avoir cité NANGAA et KABILA pas dans un sens de les soutenir dans la compréhension de tout homme épris d’ un bon sens de Jugement. Et pourtant Traité de « traître » et de « M23 », par certains membres de l’ UDPS, il a été abandonné à la vindicte populaire, tandis que leur secrétariat du parti est resté étrangement silencieux. Un allié de taille traité sans aucune considération au grand étonnement de l’ opinion nationale et internationale !

La machination s’est perfectionnée. Sous le prétexte d’une orthodoxie partisane, des propositions se dessinent pour instaurer un Gouverneur qui méprise la mémoire sociopolitique et l’identité des Haut-Katangais, tout en maintenant KYABULA, meilleur élève du Chef de l’État, dans une forme de captivité politique à Kinshasa.
Au LUALABA, la situation est tout aussi préoccupante. Après la conférence des Gouverneurs de l’année passée, où Madame Fifi MASUKA a été reconnue pour ses réalisations concrètes par le Chef de l’État, des mouvements de « plan B » ont vu le jour. Cette stratégie vise à miner progressivement sa crédibilité, à remplacer des faits par des rumeurs, et à occuper l’espace institutionnel par une frénésie de captures partisanes. L’histoire Congolaise nous enseigne que lorsqu’on exploite les Provinces riches pour satisfaire des appétits voraces, les conséquences peuvent être désastreuses : fuite des investisseurs, paralysie administrative et tensions .
Beaucoup s’ interrogent sur le pourquoi de cet acharnement sur les deux provinces.

On peut débattre des choix d’hommes et de stratégies, mais sacrifier les équilibres essentiels sur l’autel d’ego factionnels est inacceptable. Les deux Gouverneurs méritent Honneur pour leur contribution efficace à la victoire du Chef de l’État Félix TSHISEKEDI aux élections présidentielles de 2023.
Un sursaut lucide est impératif. Il est crucial de restaurer le Droit, de protéger le Débat des tumultes injurieux, et de replacer le mérite — non la prédation — au cœur de la gouvernance. Confondre stratégie politique et stratégie de déstabilisation pourrait faire gagner des postes, mais cela signifierait également perdre de vue des objectifs fondamentaux : la Paix institutionnelle, la confiance des citoyens et l’épanouissement de nos Provinces clés.
