Espace Grand Katanga, Miroir Brisé du Pouvoir : Jusqu’à Quand la Danse Macabre Des Trahisons Des Ses Leaders Politiques ?

Dans l’Espace Grand Katanga, la mécanique politique paraît figée dans une répétition tragique—conquérir, trahir, évincer, recommencer—où l’ascension personnelle supplante l’architecture commune. Les coups bas, la médisance, les complots et, parfois, la violence et la haine deviennent des voies rapides vers l’influence, pendant que l’intérêt général se délite. Le paradoxe est cruel: Espace riche, stratégique, pivot de l’économie nationale, le Grand Katanga semble livré à une instabilité chronique qui fragmente le tissu social et fatigue la confiance civique. À qui donc profite ce désordre?
Certainement pas aux Katangais, qui voient services publics s’atrophier et ambitions collectives s’émacier. Le découpage en quatre provinces n’a pas tari les conflits intestins, il les a dispersés.
Dans le Haut-Katanga , la rétention prolongée et opaque du Gouverneur Jacques KYABULA a diffusé une désorientation lourde: province sans cap, gouvernance à vue, incertitude en boussole. Au Lualaba, la gouverneure Fifi MASUKA subit des tirs croisés, pendant que se raffine la machine du dénigrement—parfois alimentée par des relais extérieurs—qui abaisse le débat public au rang de marécage visant coûte que coûte à l’ invincer du Gouvernorat. Dans le Haut-Lomami, la quiétude apparente a les reflets d’un voile sur un brasier: il suffit d’un souffle pour que tout s’embrase.
Au Tanganyika enfin, la rivalité fratricide entre les camps KITUNGWA et Julie NGUNGWA achève de figer une classe dirigeante fascinée par les postures et la conquête d’angles morts, plutôt que par la patiente élévation du bien commun.

Face à ce miroir brisé, la responsabilité des corps intermédiaires est frontale. La Fondation katangaise et la coordination des notables Katangais doivent rompre avec le mutisme confortable et redevenir ce qu’elles prétendent être: des enceintes d’arbitrage, de mémoire et de prospective, capables d’arracher un agenda minimum commun- Prêcher l’ Unité Katangaise, cohésion autour des valeurs enceistrales, protection sociale des jeunes et des creuseurs artisanaux. Aux leaders, le message est sans fard: l’histoire ne retiendra ni les victoires de palais ni les chorégraphies de courtisans, mais l’empreinte laissée sur les écoles, les hôpitaux, les routes, l’emploi et la Paix.
Le Grand Katanga a trop donné au Pays pour accepter d’en devenir la risée. Il est temps d’échanger la gloutonnerie du court terme contre l’orgueil serein d’un héritage digne. L’union n’est pas un slogan; c’est une méthode, un cadre, une discipline. Sans elle, chaque réussite individuelle restera une défaite collective; avec elle, l’Espace cessera d’être un théâtre d’ombres pour redevenir un phare—non par incantation, mais par institutions tenues, règles claires et constance dans l’effort.
Il est grand temps de mettre un terme à la bêtise Katangaise, aimons nous vivant.

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