Martin KAZEMBE : Deux Mensonges Politiques Cousus de Fil Blanc et un Intérim Qui Barbote

Quel spectacle affligeant que ce remaniement de pacotille, vendu à coups de slogans creux par une “équipe de communication” qui confond la politique avec un club de bonimenteurs. Sous l’intérim brumeux de Martin KAZEMBE , on ne gouverne pas: on improvise, on cafouille, on se prend les pieds dans la moquette de ses propres mensonges, puis on accuse les autres d’avoir éteint la lumière. La méthode? L’embrouille en haute définition: éléments de langage recyclés, insinuations frelatées, et ce populisme d’estrade qui croit qu’un fil Twitter fait un programme. Pour donner le change, on désigne des coupables à la chaîne — les ministres de Jacques KYABULA, évidemment — comme si l’absence de cap se réparait à coups de boucs émissaires. Et puisque la loi gêne, on rêve d’un remaniement expéditif, en court- circuitant l’Assemblée Provinciale, façon jungle où KAZEMBE jouerait au lion grâce au rugissement emprunté de sa “marraine” supposée à particule Présidentielle. On n’administre plus, on mime le pouvoir dans un théâtre d’ombres, en espérant que le vacarme remplace la vision.

Et parce que la farce a besoin d’un deuxième acte, voici l’autre bobard: Le Gouverneur bâtisseur Jacques KYABULA traîné, jurent-ils, devant la Cour de cassation. Rien, sinon du vent empaqueté comme une révélation, pour aligner l’opinion sur leur ineptie. On brandit la robe rouge de la justice comme un épouvantail, tout en piétinant la procédure et la décence, dans l’espoir que la rumeur tienne lieu de verdict. Cette stratégie du chiffon rouge dit tout: faute de gouverner, on intimide; faute d’idées, on calomnie; faute de boussole, on agite le totem du “procès imminent”. Mais le réel, têtu, ne se laisse pas maquiller: un intérim sans vision demeure un intérim à vau-l’eau, et deux énormités répétées mille fois ne feront jamais une vérité. Qu’ils s’y résignent: on ne transforme pas l’incompétence en autorité en hurlant plus fort sur les réseaux — on ne fait que dévoiler, avec un zèle presque comique, la vacuité du projet.

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