Kongolo Sous Tension : Deuxième Jour de « Ville Morte » au Cœur du Territoire

La société civile interppelle le Gouverneur Christian KITUNGWA à agir dans l’ urgence

Au centre-ville de Kongolo, dans la province de Tanganyika, la deuxième journée de « ville morte » s’est imposée comme un cri collectif de lassitude et de dignité. Ce jeudi, le marché central a gardé ses rideaux tirés, les étals sont restés vides, et les voies habituellement animées n’ont résonné que du murmure des pas pressés et des conversations étouffées.

À l’origine de cette paralysie citoyenne, la taxe de péage récemment instaurée par les autorités provinciales, perçue comme un fardeau supplémentaire sur une population déjà éprouvée par l’enclavement, l’absence d’infrastructures routières fiables et la cherté de la vie. Le contraste choque: là où l’on manque de routes praticables, on exige des péages; là où la mobilité est déjà un défi quotidien, on alourdit encore la facture. Cette dissonance alimente un sentiment d’injustice qui, de barricade silencieuse en commerce fermé, s’est transformé en message ferme: la dignité a un prix, et il n’est pas négociable.

Dans cette atmosphère chargée, la voix de la société civile de Kongolo s’est élevée avec une gravité sans détour, appelant le gouverneur Christian KITUNGWA à une réponse immédiate et courageuse: l’abrogation pure et simple de ces péages. Son interpellation, relayée par une jeunesse frondeuse et des ménages précarisés, replace le débat au cœur de ses urgences: on ne peut taxer l’isolement, ni monnayer l’accès à des routes qui n’existent pas.

L’heure n’est ni aux demi-mesures ni aux promesses différées, mais à une décision claire, capable d’apaiser les tensions et d’ouvrir un chemin de confiance entre gouvernés et gouvernants. Car si la « ville morte » paralyse l’économie locale, c’est avant tout pour redonner souffle à une revendication légitime: une gouvernance attentive, des charges équitables, et des infrastructures qui libèrent plutôt qu’elles n’étouffent.

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