Alors que le Haut-Katanga traverse une période de stagnation inquiétante, le vide laissé par l’absence de Jacques KYABULA, en consultation à Kinshasa, se fait cruellement sentir. Le gouverneur intérimaire, Martin KAZEMBE, se retrouve dans l’incapacité de poursuivre les ambitieux chantiers initiés par son titulaire. Les projets emblématiques, comme le pont Biayi et les travaux de réhabilitation des routes de la province, sont à l’arrêt, révélant une administration perdue dans l’inaction.
Dans le centre-ville de Lubumbashi, autrefois fier symbole de cette province modèle de la vision du Chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI, le désespoir est palpable. La ville est transformée en une véritable décharge où des marchés pirates , squattent les artères principales. La situation a atteint un tel point que la vente de viande canine, une pratique non conforme aux us et coutumes de la province havre de la paix, a repris ses droits, témoignant d’une dégradation morale et sanitaire alarmante.

La pollution récente de trois villages à KAMBOVE, causée par l’entreprise COMIKA, reste sans sanction, malgré les dénonciations répétées de la société civile.
Les enquêtes menées par les autorités, censées déceler la fraude minière à KAMBOVE, semblent n’être qu’une farce, laissant l’ opinion nationale dans l’incertitude. De plus, les promesses d’amélioration des salaires des agents de la fonction publique provinciale apparaissent comme de vains mots du populisme politique de Martin KAZEMBE.
Face à cette situation chaotique, la majorité silencieuse du Haut-Katanga s’inquiète pour son avenir et appelle de tout cœur au retour de Jacques KYABULA. Pendant ce temps, Martin KAZEMBE, l’intérimaire, semble se concentrer davantage sur ses manœuvres égoïstes, s’alliant à certains leaders aux motivations douteuses, dans une quête de pouvoir personnel. La province, jadis florissante, se cherche désespérément un avenir meilleur, mais les promesses non tenues et l’inaction des dirigeants laissent planer un doute pesant sur son rétablissement.

